Les combats de Bazeilles

Lors de la guerre franco-prussienne en 1870, un petit village des Ardennes, Bazeilles, fut le théâtre d’affrontements sanglants. Fait d'armes marquant, cette bataille constitue l'événement fondateur des troupes de marine.

Reconstitution du tableau d'Alphonse de Neuville durant la cérémonie de Bazeilles © CC1 Cyril / 2e RPIMa - Tous droits réservés

Il y a 150 ans, quelques officiers et soldats de la Division bleue se retranchèrent, après de longues heures de combats acharnés, dans l’auberge Bourgerie en feu (immortalisée par le peintre militaire Alphonse de Neuville dans son tableau "Les dernières cartouches") et repoussèrent l’ennemi bavarois au sacrifice de leur vie. Cet acte de bravoure et d’abnégation constitue l’évènement fondateur et fédérateur des troupes de marine. Les valeurs mises en lumière par ces héros de Bazeilles façonnent l’esprit guerrier et développent l'esprit de corps des marsouins (infanterie et infanterie parachutiste) et des bigors (artillerie) engagés dans les opérations d’aujourd’hui. Chaque 31 août, le 2e RPIMa commémore les combats de Bazeilles lors d'une cérémonie (diurne ou nocturne), alternativement à la caserne chef de bataillon Dupuis de Pierrefonds et à la caserne Lambert des forces armées dans la zone sud de l'océan Indien (FAZSOI) à Saint-Denis.

L'histoire

Le 31 août 1870, sur ordre du général Mac Mahon, la 2e brigade du général Martin des Pallières doit reprendre le village de Bazeilles, situé près de Sedan et entouré par les soldats bavarois. D’importance stratégique car situé sur la frontière franco-prussienne, ce village est le théâtre d’une bataille acharnée et extrêmement meurtrière. Pendant 24 heures, les marsouins et les bigors réunis au sein de la Division bleue luttent et réussissent à faire battre en retraite les Bavarois.

Mais le 1er septembre, l’armée prussienne revient en nombre. En infériorité d’effectifs et en manque de munitions, les soldats français résistent héroïquement. Les quarante derniers se retranchent avec le commandant Lambert dans une auberge en feu. La dernière munition sera tirée par le capitaine Aubert.

Au total, 2 655 soldats de la Division bleue et plus de 5 000 Prussiens seront tombés dans la bataille de Bazeilles.

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