Le maréchal des logis-chef Maeva, maréchal-ferrant : le travail de l’ombre au service des chevaux
Chef d’atelier à la forge de l’Ecole militaire d’équitation (EME) du CNSD, le maréchal des logis-chef Maeva exerce un métier aussi discret qu’indispensable. Maréchal-ferrant, elle contribue quotidiennement au bien-être, à la santé et à la performance des chevaux, au cœur d’un travail collectif associant vétérinaires, cavaliers et personnel de l’école.
« J’ai toujours aimé les chevaux »
Plus que la pratique, ce sont l’observation, le soin et l’attention portées à l’animal qui ont toujours attirée la maréchal des logis-chef Maeva. Très tôt, elle passe du temps sur les terrains de concours, regarde les chevaux évoluer, s’intéresse à la manière dont ils sont ferrés. Peu à peu, l’idée du métier s’impose.
Après une licence en administration publique, le maréchal des logis-chef se forme dans le monde civil et obtient un CAP de maréchal-ferrant. À 25 ans, elle choisit de s’engager en tant que militaire du rang au sein de l’armée de Terre, encouragée par son maître d’apprentissage. Elle y trouve un cadre formateur et structurant et évolue ensuite vers l’École nationale des sous-officiers d'active (ENSOA). Les diplômes s’enchaînent : CT1 (Certificat technique de premier niveau) de maître de forge, puis BM2 (brevet militaire de niveau 2). Si le métier reste le même, les responsabilités augmentent avec le grade.
À la forge militaire, la cohésion prime
À la forge de l’EME , le travail diffère de celui de la forge civile. Ici, on ne travaille pas seul. L’objectif est triple : garantir la qualité des ferrures, assurer la formation des plus jeunes et répondre aux besoins opérationnels liés à l’activité équestre. Les conditions de travail sont optimisées : le matériel est sur place et les chevaux sont acheminés directement de l’écurie à la forge. Cette organisation permet une meilleure répartition des tâches, même si la charge physique et les astreintes restent inhérentes au métier.
Un savoir-faire technique au quotidien
« La ferrure est un travail répétitif, physique, mais précis », tous les six semaines environ, chaque cheval est referré. Une ferrure dure en moyenne une heure. Les gestes doivent être maîtrisés, les postures adaptées. C’est par la répétition que vient l’expérience.
La relation avec le cheval est au cœur du métier. Chaque équidé présente des besoins et un comportement spécifique. Une attention particulière est portée aux jeunes chevaux, pour lesquels les premières ferrures sont déterminantes. Douceur, patience et adaptation permettent d’instaurer progressivement un climat de confiance, indispensable au bon déroulement du travail.
Un métier au cœur d’un travail pluridisciplinaire
À l’EME, le maréchal-ferrant travaille en étroite collaboration avec les vétérinaires et les cavaliers soigneurs. Les échanges sont constants afin d’adapter les ferrures aux contraintes sportives, aux pathologies éventuelles et aux objectifs de préparation des chevaux. S’appuyant sur l’imagerie médicale et les observations de terrain, les équipes recherchent ensemble les solutions les plus adaptées, parfois à visée thérapeutique. Cette coopération illustre le rôle central du maréchal-ferrant dans la chaîne de soins et de performance du cheval.
« L’armée offre de vraies possibilités d’évolution »
Chef d’atelier, le maréchal des logis-chef Maeva accorde une importance particulière à la transmission du savoir-faire et à l’accompagnement des jeunes maréchaux-ferrants. Première femme engagée dans cette spécialité, puis maître de forge, elle souligne l’importance de la formation continue : « l’armée offre de vraies possibilités d’évolution ».
Si elle devait résumer son métier en trois mots, ce serait : passion, observation et technique.
Un métier exigeant et souvent discret, mais indispensable au service du cheval et de ceux qui le font vivre au sein de l’EME du CNSD
Contenus associés
Remise des brevets à Fontainebleau pour la 80ᵉ promotion de moniteurs EPMS
Le 26 février 2026, dans le cadre prestigieux du château de Fontainebleau, s’est tenue la cérémonie de remise des brevets de la 80ᵉ promotion de moniteurs d’éducation physique militaire et sportive (EPMS). Ce moment solennel a marqué l’aboutissement de plusieurs mois de formation intense pour plus d’une centaine de stagiaires issus des trois armées et de la Gendarmerie nationale.
23 mars 2026
Retour sur le Championnat de France militaire de tir à l’arc 2026
En lien avec le CNSD, la Direction des Ressources Humaines de l’Armée de Terre a organisé , le 23 février dernier, à Joué-lès-Tours (37) le Championnat de France militaire de tir à l’arc. Pour la deuxième année consécutive, soutenue par une association, le club Arc Jocondien, cette compétition a vu s’affronter les meilleurs archers des armées.
27 février 2026
Cap sur Milan-Cortina 2026 pour le Centre national des sports de la Défense (CNSD)
La route vers les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2026 est officiellement lancée. Une quarantaine d’athlètes et de para-athlètes de l’Armée de champions, seront présents dans cet évènement majeur du sport mondial pour porter haut et fort les valeurs du sport partagées avec l’armée de Terre et les Armées.
16 janvier 2026