Au CNSD, les futurs moniteurs EPMS se forment aux techniques de combat TIOR et C4

Direction : CNSD / Publié le : 21 janvier 2026

Dans le cadre de leur formation spécialisée de premier niveau (FS1), les élèves du cursus Éducateur physique militaire et sportif (EPMS) ont suivi un stage dédié aux techniques d’intervention opérationnelles rapprochées (TIOR) et combat corps à corps adapté au combats à haute intensité (C4). Cette formation exigeante constitue une étape déterminante vers la qualification de moniteur, appelé à enseigner des savoir-faire sportifs mais aussi opérationnels au sein de leur future unité d’affectation.

Stage de formation aux techniques de combat pour les élèves moniteurs EPMS © CNSD

Une formation tournée vers l’enseignement en unité

Ils étaient un peu moins d’une centaine d’élèves à suivre ce stage intensif dédié aux TIOR et C4. Encadrés par les instructeurs spécialisés du Bataillon d’Antibes, les stagiaires, répartis sur plusieurs ateliers, ont enchaîné des situations types qu’ils devront être capables de reproduire, adapter et rendre efficaces une fois leur affectation en unité. 

Le major Cyrille, chef de la cellule « sports de combat » au Bataillon d’Antibes en démonstration © CNSD

Chaque atelier repose sur une logique simple : démonstration par l’instructeur, décomposition du geste, puis mise en situation et répétition. Les nombreux exercices observés illustrent la diversité des contextes abordés : simulation d’attaque au couteau contre un mur, neutralisation d’un individu au sol, combat rapproché, procédures de mise au sol, fouille, entrave, relevage et extraction d’un individu dangereux. Réalisés en binôme ou en trinôme, ces scénarios s’inscrivent dans une logique réaliste où il faut se défendre soi, mais aussi son groupe. À chaque étape, les instructeurs rappellent un principe fondamental : la sécurité prime avant tout. La préservation de sa propre intégrité et celle de ses camarades au cœur de l’enseignement. Il faut s’imaginer dans le contexte opérationnel. Il ne s’agit donc pas de « foncer » sur la menace, mais d’apporter une réponse adaptée et proportionnée à celle-ci tout en prenant en compte son environnement. Même lorsque l’ambiance durant les pauses est fraternelle, l’exigence durant les exercices doit rester constante : ne pas banaliser les gestes et conserver le sérieux indispensable à ce type d’apprentissage.

Deux filières, deux logiques d’engagement

Le major Cyrille, chef de la cellule « sports de combat » au Bataillon d’Antibes, précise l’architecture du stage :

  • 48 stagiaires travaillent le principalement TIOR, avec une majorité de personnels issus de la Marine nationale et de l’armée de l’Air et de l’Espace

Les TIOR sont représentées comme une approche large, couvrant une diversité de situations, en opérations intérieures comme extérieures. Elles privilégient la neutralisation de l’adversaire et s’inscrivent dans une logique de réponse proportionnée, adaptable au contexte selon le niveau de menace.

Stage de formation aux techniques de combat pour les élèves moniteurs EPMS © CNSD

Image 1 sur 3

  • 36 stagiaires issus de l’armée de Terre suivent une dominante C4, où cette compétence est obligatoire ;

Le C4, développé par le CNEC (Centre national d’entraînement commando), est pensé pour être appliqué sur théâtres d’opérations où, face à des menaces caractérisées essentiellement offensives liant étroitement les techniques corps à corps, les transitions d’armes et le tir si nécessaire. 

Des élèves en fin de formation, bientôt en responsabilité

Stage de formation aux techniques de combat pour les élèves moniteurs EPMS © CNSD

Environ 80 % des participants sont des élèves qui rejoindront leur première unité d’ici le mois de mars, à l’issue de leur FS1 et de l’obtention de leur CT1 (Certificat Technique de niveau 1). De là, les nouveaux moniteurs EPMS pourront transmettre tous leurs savoir-acquis. Ensuite, avec quelques années d’expérience ils pourront poursuivre leur parcours de spécialité en accédant à la FS2, devenant alors moniteurs-chefs. Et finalement ceux qui le souhaitent, pourront revenir au CNSD pour se former comme instructeurs TIOR, ou se rendront au CNEC afin de devenir instructeurs C4, assurant à leur tour la formation des futures générations de moniteurs, achevant ainsi le cycle complet de transmission, au service de l’efficacité opérationnelle et de la pérennité des savoir-faire militaires.


A la une