« Leur manière de commander et d’assumer leurs responsabilités m’inspirent. »
À 24 ans, le sous-lieutenant Ronan poursuit sa formation à l’École militaire interarmes. ll a grandi avec l’idée du service et de l’engagement et ses expériences de terrain l’ont conduit jusqu’à Saint-Cyr Coëtquidan.
Dès 17 ans, le sous-lieutenant Ronan découvre concrètement la vie militaire en tant que réserviste au RICM (Régiment d’infanterie de char de Marine). Gardes, patrouilles et une première mission Sentinelle à Paris viennent renforcer son goût pour l’action et sa volonté de servir.
Le 3 septembre 2019, un baccalauréat SES en poche, il franchit le pas et s’engage comme militaire du rang. Il y effectue sa première opération sentinelle en 2020. À l’issue, il suit une formation de spécialisation comme servant mortier de 80 mm, une arme d’appui.
En 2022, il est projeté au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. À son retour, il reprend une mission Sentinelle en métropole avant de suivre une nouvelle formation pour devenir radio de section. Responsable des systèmes de communication et d’information au profit de son chef de section, il découvre une autre facette du métier plus technique. C’est à cette période qu’il commence à préparer le concours de l’EMIA, mû par l’envie de prendre davantage de responsabilités.
Cette volonté est née à la fois de son histoire personnelle et de ses rencontres. La figure de son père officier a compté, mais aussi celle de plusieurs supérieurs rencontrés en opérations, notamment son chef de section au Mali. « Leur manière de commander et d’assumer leurs responsabilités m’inspirent. » Au-delà, il avait envie d’élargir son horizon professionnel et d’accéder à davantage de responsabilités.
Admis au concours en 2024, il intègre l’École militaire interarmes. Le retour aux cours théoriques après plusieurs années sur le terrain représente un vrai défi : « La difficulté, c’est de se remettre dans le rythme des études, après avoir quitté les bancs de l’école juste après le bac. » Mais il découvre rapidement la richesse d’un enseignement qui associe instruction militaire, formation académique et dépassement de soi.
Parmi ses plus grandes fiertés, Ronan cite le Centre d’entraînement en forêt équatoriale (CEFE), un stage reconnu pour son exigence.
Il garde aussi en mémoire les cérémonies qui constituent des moments forts de sa scolarité : « La cérémonie des sabres et du Triomphe… voir la fierté dans les yeux de ma famille, cela m’a rendu fier de moi-même et de ce que j’ai accompli. »
Pour lui, être officier, c’est avant tout un engagement envers les autres : « Un bon chef de section, c’est quelqu’un qui est capable d’ « élever » ses subordonnés, de les faire progresser, de les guider, de les commander. L’humanité compte aussi : les faire grandir en même temps que moi je grandis, afin que nous puissions accomplir ensemble les missions qui nous seront confiées. »
Et à ceux qui hésitent encore à franchir le pas, il transmet un message clair : « L’EMIA est une aventure exceptionnelle. Même si vous avez un doute, tentez l’aventure. »