Combat fluvial : infiltration et sécurisation d’une zone.
Dans le cadre d’un exercice d’entraînement en milieu fluvial, les Pumas de la 1re compagnie du 9e Régiment d’Infanterie de Marine (9e RIMa) ont été confrontés à un scénario simulant l’action de plusieurs groupes de combattants adverses en posture défensive dans la région de Stoupan. Cet entraînement a permis de travailler les savoir-faire tactiques liés à l’infiltration, à la reconnaissance et à la sécurisation d’une zone en environnement fluvial.
L’exercice a débuté par l’arrivée discrète des militaires sur une zone de débarquement (« dégrad ») par voie fluviale dans la région de Roura. Ces derniers étaient répartis en trois groupes, montés sur une pirogue chacun, afin de constituer trois éléments distincts et autonomes au combat. L’objectif de cette première phase était de travailler le procédé de l’infiltration. Ainsi, l’itinéraire, la vitesse, l’espacement et la formation de navigation en pirogue devaient être judicieusement choisis afin de rester discrets et efficaces, tout en maintenant l’effet de surprise face à l’adversaire le plus longtemps possible. Pour terminer cette phase, la section a fait décoller son drone depuis la pirogue. Le télépilote a effectué une reconnaissance aérienne de la zone d’objectif et apporté un renseignement de dernière minute, exploité directement par le chef de section avant l’assaut.
Reconnaissance et progression face à la menace adverse
Après une reconnaissance du premier objectif, un compte rendu à l’échelon supérieur et la transmission des ordres aux chefs de groupe, la section s’est réarticulée et a rembarqué dans ses pirogues. Changement d’ambiance : la section a adopté une formation agressive et entamé une reconnaissance offensive de la crique. Quelques contacts sporadiques sont venus entraver la progression de la force, qui ne s’est pas laissée ralentir ni fixer par les éléments adverses. La section a adapté sa formation et progressé en appui mutuel au sein des pirogues afin de gagner en sûreté et en protection, en particulier dans un secteur où les méandres de la crique offraient de multiples possibilités d’embuscade.
Appuyée par le drone, la section a poursuivi la reconnaissance d’un deuxième objectif composé d’un dégrad et de deux zones de carbets lorsque l’arbitre désigna plusieurs personnels comme blessés fictifs. Les groupes concernés ont réduit la menace puis ont pris en compte les blessés en effectuant les premiers soins. Pour chacun d’entre eux, les gestes de secours au combat et un diagnostic rapide ont été réalisés avant leur regroupement sur un point prévu. L’adjoint de la section a alors préparé leur évacuation tandis que les combats se poursuivaient.
Sécuriser une position et maintenir la capacité d’action
Après une exfiltration fluviale, la section s’est réarticulée sur la base nautique de Stoupan et a reçu pour mission de défendre cette emprise face aux assauts adverses. À la suite d’une frappe d’artillerie simulée sur les positions de la section, plusieurs éléments ont tenté de pénétrer sur la base par le portail principal. En vain. Ils ont rapidement été entravés dans leur progression et leurs groupes neutralisés par les positions amies renforcées.
Cet entraînement a permis de travailler les techniques de déplacement en milieu fluvial, la réaction face à une menace mobile, la coordination entre les équipages et les groupes débarqués, ainsi que l’organisation d’une défense sur une position clé. Ces savoir-faire sont essentiels pour évoluer efficacement dans un environnement exigeant où la mobilité et la réactivité jouent un rôle déterminant.
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