Aéroportage : le 9e RIMa et la BA 367 s’entraînent.

Direction : 9e RIMa / Publié le : 24 août 2026

Dans le cadre d’un exercice avec la base aérienne 367 (BA 367), les marsouins de la 1re compagnie du 9e Régiment d’Infanterie de Marine (9e RIMa) ont perfectionné leur maîtrise de débarquement depuis un CASA CN-235 : une capacité essentielle pour renforcer leur aptitude à être projetés rapidement au plus près d’une zone d’engagement.

Débarquement depuis un Casa - © 9e RIMa

Derrière ce vol tactique se cache une procédure millimétrée et un savoir-faire indispensable à la projection de forces en milieu hostile ou complexe. L’aéroportage permet de mettre à terre un volume important de forces en un minimum de temps sur une piste parfois sommaire. Lors de la phase finale, l’aéronef réalise une approche à forte pente avant de se poser brutalement et de freiner sur une courte distance. Dès l’ouverture de la rampe arrière, les militaires, leurs équipements et, si nécessaire, leurs véhicules, débarquent en quelques secondes. Les moteurs restant tournant, l’avion redécolle immédiatement afin de limiter au maximum son exposition aux menaces.

Les troupes sont débarquées, le Casa redécolle © 9e RIMa

Les troupes sont débarquées, le Casa redécolle

Concentrer rapidement les moyens sur un objectif

Le principal intérêt de cette manœuvre est de permettre la concentration rapide d’une force constituée sur un point précis et immédiatement apte à poursuivre sa mission. Il offre également la possibilité d’acheminer des véhicules non largables, afin d’appuyer les troupes au sol. Pour autant, cette phase demeure particulièrement sensible : l’aéronef constitue une cible de grande valeur lors de son atterrissage. Grace à une préparation spécifique en amont et une organisation rigoureuse une fois à bord, les unités débarquées sécurisent la zone avant que l’avion ne redécolle. 

Zone sécurisée © 9e RIMa

Zone sécurisée

Un savoir-faire interarmées essentiel

L’aéroportage n’est toutefois qu’un moyen de mise à terre : la mission débute véritablement une fois les soldats débarqués. Cet exercice illustre l’interopérabilité entre les équipages navigants et les marsouins. Il a permis aux forces armées en Guyane de perfectionner ses procédures interarmées tout en entretenant une capacité essentielle de projection. Dans un contexte où la maîtrise de la troisième dimension demeure un enjeu majeur, cette manœuvre confirme la capacité du 9e RIMa à être rapidement engagé sur l’ensemble de sa zone de responsabilité.

La mission au sol démarre © 9e RIMa

La mission au sol démarre

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