Les prémices du 126
Le 126e régiment d'infanterie apparaît à l'ordre de bataille pendant la Révolution ce qui en fait un régiment d'infanterie de ligne. Il s'illustre pendant les campagnes de Napoléon, sur le fleuve de la Berezina, ainsi que pendant la Première guerre mondiale, dans l'Artois, l'Aisne et en Italie.
Surnommés les "Bisons" et rattachés à la 9e brigade d'infanterie de marine, ses soldats tiennent garnison dans la ville corrézienne de Brive-la-Gaillarde.
Un régiment historique
Le 126e régiment d’infanterie (126e RI) apparaît à l’ordre de bataille en 1793, pendant la Révolution.
En 1812, il se sacrifie sur le passage de la rivière Bérézina pour permettre le passage de la Grande Armée.
En 1870, il participe à la défense de Paris avant d’être engagé dans plusieurs campagnes outre-mer.
Installé à Brive depuis 1907 (après son transfert de Toulouse), il y introduit le rugby et est à l’origine du CA Brive fondé en 1910.
Durant la Première Guerre mondiale, le régiment combat en Argonne, se distingue à la bataille de la Marne (8 septembre 1914), puis en Meuse, en Artois (1915), à Verdun (1916), à Auberive (1917) et en Italie (24 octobre 1918).
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s’illustre au sein de la 1re Armée française lors de la campagne d’Allemagne, notamment à Karlsruhe et Rastatt (avril 1945).
Devenu régiment motorisé en 1976, il est depuis engagé sur la plupart des théâtres d’opérations extérieurs : Liban, Tchad, Kosovo, Bosnie, Côte d’Ivoire, Afghanistan, Mali, Irak, Guyane, Nouvelle-Calédonie, République centrafricaine et sur le territoire national.
En 1999, il rejoint la 3e brigade mécanisée, devenue 3e brigade légère blindée, puis en 2016, la 9e brigade d’infanterie de marine (9e BIMa).
Quatre batailles figurent dans les plis de son drapeau : Bérézina 1812, Artois 1915, Auberive 1917 et Italie 1918.
Il est décoré de la fourragère de la Croix de Guerre 1914-1918 et de la fourragère de la Croix de la Valeur Militaire, obtenue après deux citations obtenues en Afghanistan.
En 1812, au cours de la campagne de Russie, le 126e de ligne se sacrifie pour permettre le passage du fleuve Bérézina (actuelle Biélorussie) à la Grande Armée en retraite.
Alors que Napoléon donne l'ordre de la retraite suite à l'échec de la conquête de Moscou, l'armée impériale est acculée le 22 novembre. Le seul pont permettant le franchissement du fleuve Bérézina est tenu par l'armée de Tchichagoff.
C'est au cours des combats dantesques qui s'ensuivent que le 126 se couvre de gloire, se sacrifiant sur l'ordre de l'Empereur, pour permettre le passage de la Grande Armée. 25 000 hommes parviennent à passer et à échapper à l'armée russe.
À la Bérézina, le 126e de ligne est entré dans l'Histoire. Cet épisode tragique marque la fin du 126e d'infanterie sous le premier Empire.
Depuis le 14 juillet 1880, le 126 porte, inscrit en lettres d'or dans les plis de son drapeau, "LA BÉRÉZINA 1812".
Origines révolutionnaires et époque napoléonienne
Le 126ᵉ régiment d’infanterie trouve son origine en 1793, en pleine Révolution française, lorsque des unités volontaires sont regroupées pour former la demi-brigade qui portera plus tard le numéro 126. Cette formation initiale provient notamment de volontaires des départements comme l’Ain et la Nièvre, incarnant déjà l’esprit républicain de levée en masse.
Durant l’Empire, la formation évolue pour former le 126ᵉ régiment d’infanterie de ligne, notamment à partir d’anciens régiments hollandais après l’annexion des Pays-Bas en 1810. En 1812, il participe à la désastreuse campagne de Russie, et se distingue à la Bérézina, sacrifiant une grande partie de ses effectifs pour couvrir le repli de la Grande Armée, un épisode qui marque profondément son histoire et son drapeau.
De la défense de Paris aux batailles de la Première Guerre mondiale
Après la chute de Napoléon, le régiment disparaît puis renaît progressivement au cours du XIXᵉ siècle. Il s’illustre ensuite lors de la guerre franco-prussienne de 1870, participant à la défense héroïque de Paris contre les forces prussiennes.
Installé à Brive-la-Gaillarde dès 1907, le régiment s’ancre durablement dans la région.
Durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), le 126ᵉ RI se distingue sur plusieurs grands secteurs :
- La Marne (1914) ;
- Verdun (1916) ;
- Chemin des Dames et Champagne (1917) ;
- Puis envoyé sur le front d’Italie en 1918, où il participe à la pression alliée contre l’empire austro-hongrois.
Son drapeau porte aujourd’hui des inscriptions de batailles célèbres comme Bérézina 1812, Artois 1915, Auberive 1917 et Italie 1918.
Seconde Guerre mondiale et reconstitution à partir du maquis
Mobilisé en 1939, le régiment prend part aux combats de mai-juin 1940 face à l’avancée allemande, accomplissant une marche de plus de 300 kilomètres en deux semaines pour ralentir l’ennemi avant d’être dissous le 5 août 1940 après la défaite française.
À partir de 1944, alors que la France est libérée progressivement, des groupes de résistance — maquis — en Corrèze et en Périgord reprennent le flambeau et reconstituent clandestinement le régiment autour de son emblème et de son drapeau préservé. Cette reconstruction s’opère au coeur des réseaux de la Résistance, avec la participation de maquisards fédérés autour de chefs comme le commandant Passemard puis le colonel Louis Godefroy, qui prend la tête du régiment et mène la formation vers les combats de libération.
Officiellement recréé le 15 octobre 1944, le 126ᵉ RI poursuit la libération de l’Alsace puis avance en Allemagne, notamment autour de Karlsruhe, Ruppur et Rastatt, avant d’être dissous de nouveau en 1946 en raison des restructurations de l’armée d’après-guerre.
Contenus associés
La fête de l'infanterie de ligne
Créée en 2023, la fête d’arme de l’infanterie de ligne rassemble l’ensemble des fantassins chaque 7 septembre, en référence à la bataille de la Moskova, haut fait emblématique de l’infanterie de ligne.
14 janvier 2026
Saint-Maurice
Le 22 septembre, nous célébrons Saint-Maurice, modèle de fidélité et de courage et saint patron de l'Infanterie.À cette occasion, les compagnies du régiment s'affrontent pendant des jeux et partagent ensuite un repas de corps. C'est une journée consacrée à la cohésion régimentaire.
14 janvier 2026
La Bérézina
En novembre 1812, la Grande Armée de Napoléon Ier est en déroute lors de la campagne de Russie, acculée au bord du fleuve Bérézina (actuelle Biélorussie).Le 126e RI reçoit l'ordre de couvrir la retraite de la Grande Armée. Ayant subi de nombreuses pertes, l'assaut de la dernière chance est lancé.Le courage et le sacrifice des Bisons passe à la postérité et est célébré chaque année, à la fin du mois de novembre."Bérézina 1812" est brodé en lettres d'or sur le drapeau régimentaire.
14 janvier 2026